Promenade ...

Publié le par dame mathilde

La passion que je porte aux arbres depuis ma plus tendre enfance
m'a tout naturellement menée au travail du bois.

Je ne travaille que des bois ayant servis de tuteurs à du Chèvrefeuille sauvage
ou des bois ayant souffert lors du passage d'un engin forestier.

bois---ch--vrefeuille-1.jpgarbre-1.jpgQuand je rentre dans une forêt, je lui demande toujours l'autorisation de cueillir des branches.
Et la forêt me répond lorsque je suis devant un arbre qui présente une belle branche bien tordue.

Bien entendu, cette réponse se fait par des perceptions, des impressions qui passent entre l'arbre et moi.

Si je sais dès le départ ce que je vais faire de ce morceau de bois, alors l’arbre m’a répondu « oui », mais si j’hésite, ne sachant trop ou couper cette branche, ne sachant pas vraiment immédiatement quelle va être sa transformation entre mes main, alors c’est que l’arbre n’est pas prêt à m’offrir une partie de lui-même.

Dans ce cas là, je lui caresse doucement son écorce, je lui souris,
je le regarde jusqu’à sa cime, et je lui dis juste ces quelques mots :
« Salut, sois heureux, et peut-être à une prochaine fois ! »

pas-pris.jpg
Pour trouver de si beaux morceaux de bois, il faut faire
des heures de marche,
rentrer dans les endroits encore vierges, ceux où personne ne va, ceux où seule la nature a fait ce
qu’elle a eu envie de faire.

Dans ces conditions, je rentre dans des entrelacs de ronces
,
de branches, de Chèvrefeuille, d’orties, et je suis certaine
que les petits Lutins des bois me tendent des
pièges.
Quand ils me voient arriver, ils se mettent à 2 et au moment précis où je passe, ils
tirent très fort sur une ronce pour la tendre et me faire un croche-pied qui me fait quand même des égratignures pas toujours agréables, surtout aux chevilles.

Mais je ne vais pas à la scierie pour acheter mon bois, ça ne me coûte donc pas d’argent.
Je le gagne par mes égratignures de ronces, mes heures
de marche, et la difficulté
de couper ces branches
avec une petite scie à main et un sécateur.

Il faut savoir que les Lutins des Bois sont des êtres vivants du Petit Peuple invisLUTIN-DES-NEIGES.jpgible,
qu’ils ont la particularité d’être chahuteurs,
coquins, rusés, malicieux, mais surtout farceurs !
Ils sont d’une gentillesse rare, toujours d’attaque
pour rendre service au malheureux en péril.

S’il devait y avoir un Roi dans les forêts, ce serait sans hésitation
un Lutin.


entrelas-1.jpg

C’est au beau milieu de cette végétation indomptée,
que se cachent les trésors des forêts.

Dans ce méli-mélo de branchages qui entrave chacun de mes pas,
l'avancée se fait lentement, ce qui est parfait pour pouvoir regarder de-ci de-là,
scruter les branches qui, au printemps et en été, sont plus feuillues que les autres.

Pourquoi : mais simplement parce qu'elles portent leur propre feuillage et celui du Chèvrefeuille.

Malgré l'apparence tourmentée du bois tuteur,
les 2 végétaux vivent dans une osmose totale.

Le Chèvrefeuille a la particularité de ne plus ni grossir, comme la glycine
qui étouffe son
tuteur, ni se distendre quand il a trouvé un tuteur.
Il fait des pousses très
hautes car en plein milieu de la forêt,
ce n’est pas son habitat idéal puiqu'il est trop à l’ombre.

Alors il monte le long de ces fameux arbres pour aller chercher le soleil et la lumière
et faire une toute petite fleur qui sent quand même très bon.

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Publié dans Forêt

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mary 06/02/2009 09:11

moi aussi j'adore les arbres. ils osnt unepartie de moi et quand je dois faire couper des branches c'est par exemple à cause de la tempête qui les a à moitié cassées.
POurquoi attribuer à l'arbre un sentiment de générosité au point de vous donner une branche?
Ce sentimùeent que vous ressentez c peut être tout simplement cette énergie énorme qu'il dégage et non une autorisation de le couper.
On dirait encore une façon de déculpabiliser.. c'est étrange comme comportement/

dame mathilde 19/04/2009 14:06


Bonjour Mary,

je ne déculpabilise pas, car je ne culpabilise pas.
un arbre a besoin d'une certaine taille, si légère soit-elle pour être plus fort, surtout si sa branche est attchée au sol par du chèvrefeuille et se retrouve donc toute tortueuse.

il faut aussi apprendre la vie des arbres scientifiquement.
ne tailles-tu pas tes rosiers pour les rendre plus braux ?

mon comportement n'est pas plus étrange que le tien qui dit avoir une partie de toi dans les arbres.


erilaumor 20/09/2008 22:14

moi aussi je parle aux arbres avant et je ne viens le tailler, pour le prendre que longtemps, après parfois plusieures années.

dame mathilde 29/07/2009 01:42